Les outils d'IA pour avocats se multiplient, et les plaquettes se ressemblent toutes. Cette grille d'évaluation en cinq critères s'utilise en démonstration, avec les questions précises à poser.
Un outil qui exige de changer de logiciel métier ou de messagerie part avec un handicap rédhibitoire : la migration coûte plus cher que l'outil. Posez la question : « qu'est-ce qui change dans nos habitudes le jour de l'installation ? » La seule réponse acceptable : presque rien.
Demandez ce que fait l'outil quand il n'est pas sûr. S'il classe quand même, fuyez : une pièce mal rangée est une pièce perdue. La bonne réponse est le silence : présenter les options et laisser le cabinet trancher.
Chaque action doit être journalisée et réversible. Un envoi sans validation doit être impossible par défaut. Demandez à voir le journal d'audit en démonstration, pas sur la plaquette.
Accord de sous-traitance, registre, analyse d'impact, hébergement en Union européenne, engagement écrit de non-entraînement des modèles sur vos données. Le détail des documents à exiger →
Une facturation par utilisateur pénalise les cabinets qui veulent équiper toute l'équipe, assistantes comprises. C'est pourtant là que l'outil rend le plus service. Préférez un tarif à l'usage réel, lisible et sans surprise. Voir comment Mailatio aborde la question →
« Nous voulons faire de l'IA » n'est pas un problème, c'est une intention. « Nos pièces mettent trois jours à arriver dans le dossier » en est un, et il se vérifie.
Écrivez en une phrase ce que le cabinet veut voir disparaître, puis chiffrez-le grossièrement : combien d'heures par semaine, chez combien de personnes. Sans ce repère, toutes les démonstrations paraissent convaincantes, parce qu'aucune n'est comparée à quoi que ce soit. Le calculateur de coût du courrier donne cet ordre de grandeur en trois curseurs.
Sept questions, dans cet ordre. Elles se posent à l'écran, pas sur la plaquette.
Un outil choisi par le seul associé se paie à l'usage : il est acheté sur une promesse et abandonné sur un détail que personne n'avait regardé.
Une démonstration prouve que le produit existe. Un pilote prouve qu'il marche chez vous. Les deux ne se remplacent pas.
Ce que l'outil fait quand il n'est pas sûr. S'il classe quand même, une pièce mal rangée est une pièce perdue, et le cabinet passera plus de temps à réparer qu'il n'en aura gagné. La bonne réponse est de présenter les options et de laisser le cabinet trancher.
Non, et un outil qui l'exige part avec un handicap rédhibitoire : la migration coûte plus cher que l'outil, et fait courir un risque réel sur l'historique. Une couche qui se branche sur l'existant apporte le même bénéfice sans rien déplacer.
Au moins un mois, sur les vraies boîtes du cabinet, avec un critère de succès écrit avant de commencer et une date de décision. Assez longtemps pour voir passer une facturation, une échéance et un dossier qui change de mains.
L'accord de sous-traitance de l'article 28, le registre des traitements de l'article 30 et l'analyse d'impact de l'article 35, plus un engagement écrit de non-entraînement sur vos données. Le détail figure dans le guide RGPD et IA au cabinet.
Elle pénalise les cabinets qui veulent équiper toute l'équipe, assistantes comprises — c'est-à-dire précisément là où le classement du courrier se fait. Un tarif assis sur l'usage réel évite ce calcul de licences.
Accord de sous-traitance, registre des traitements, analyse d'impact : le pack complet.
Ce qui est acceptable, ce qui ne l'est pas, et la ligne rouge de l'entraînement des modèles.
Arrêter de stocker dans la boîte : conventions de nommage, tri quotidien, automatisation.